Ardèche 2010
Après une longue préparation physique et technique (genre achat des 2 vélos quelques jours avant de partir), Caroline et moi sommes partis en vacances à vélo et sans Juliette, direction l Ardèche.
Ignorant complètement combien de kilomètres nous étions capables de faire en 1 journée, nous partons "à l aventure" en n ayant réservé que la première nuit.
Jour 1 :
Soucieux de notre empreinte écologique, nous prenons nos vélos et roulons jusqu à la gare de la Part-Dieu ou un TER nous attend pour nous emmener, à Valence, premiere étape de notre périple.
Devant la tour... oxygène puis dans le TER.
Nous sortons de la gare de Valence (pas d ascenseur dans cette gare, nous avons donc du commencer notre voyage en portant nos vélos...). Direction ? Tout droit !
Valence et Saint-Peray, au loin, déjà sont dans la brume.
Quelques kilomètres plus loin, nous apercevons les 3 Becs enneigés.
Coup de bol :il pleut depuis 5 minutes à peine quand nous arrivons au domaine de l'Abéale où nous passerons la nuit (photo prise le lendemain matin).
JOUR 2 :
Nous commençons la journée par un solide petit déj' (arrivés les premiers, on a fait une razzia) et nous enfourchons nos montures baptisées pour l occasion JamÓn y Bouchon sans qu on sache vraiment lequel est lequel.
Petite pause pour admirer le paysage. Nous pédalons avec gants et manteaux : ça caille !
Une erreur d orientation nous amène dans la vallée de l Eyrieux. On prend une photo et on remonte les 4 kilomètres que nous avions dévalés à toute vitesse...
Après avoir transformé l abribus du Moulinon en abrivélos, abricyclistes et abripiquenique, nous poursuivons notre route en remontant toute la vallée de l Auzène.
Il a beaucoup plu ces derniers jours, l eau suinte et jaillit de partout, les rivières paraissent joyeuses.
Autoportrait en face du Hameau de Intres (c est vers Saint Julien du Gua) où se trouve notre 2ème refuge : le Folastère.
JamÓn y Bouchon sont heureux d arriver ; nous aussi car les derniers kilométres étaient abruptes !
La vue depuis notre repaire d une nuit est magnifique mais nous decidons après un thé réparateur de monter en haut du sommet à côté. On voit bien le Vercors, loin en face de nous, et on devine les Alpes derrière. On se dit qu on viendrait bien habiter là.
Nous passons un "coup de fil" à Juliette qui va bien avec Papy et Mamie. Nous dînons en tête à tête avec nos hôtes qui nous ont préparé un petit repas improvisé : nous sommes les premiers clients de la saison.
JOUR 3 :
Nous faisons honneur au frugal petit déjeuner et nous partons, la fleur au guidon.
Première rencontre de la journée, un berger et son troupeau. Lui descend, nous... montons (encore et toujours)
Voilà justement une descente. La route est relativement étroite mais peu fréquentée.
On voit très loin malgré la brume qui sera notre plus fidèle "compagnonne" au long de ces vacances (ça s arrange : l année dernère dans le Jura c était le brouillard !).
Les mêmes toits quelques minutes plus tard.
J imagine l annonce faite par un agent immobilier : vend maisonnette au calme, terrain pour jardiner en légère pente, le tout en bordure de forêt, idéal pour 1er investissement.
On se tourne de 90° pour découvrir Antraigues-sur-Volane, tristement revenue à l actualité récemment.
Antraigues est sans charme (en tout cas à cette saison) mais on devine sur la place du village qu il doit y rêgner une certaine douceur de vivre...
Le retour à la ville est éprouvant, à Vals les Bains puis Aubenas, les voitures nous agressent dans le bruit et l odeur.
Nous dormons à la Pinède sur les hauteurs d Aubenas après avoir visité 2 chambres d hôtels bien miteuses malgré la forte odeur de naphtaline.
JOUR 4 :
Le temps se dégrade un peu mais nous partons toujours avec autant d entrain.
JamÓn y Bouchon se mettent à l abri de l averse. A Vogüé, tout est fermé (c est ça de partir hors-saison)
Nous déjeunons chez Paulette, à Balazuc. Moment d anthologie que de voir vivre le petit bar du coin avant que n arrivent les hordes de touristes.
Rencontre avec de beaux "nanes", une petite pensée pour Juliette.
Après un court passage à Joyeuse où nous visitons le musée de la chataigne (passion partagée par Caroline et votre serviteur), nous arrivons à Lablachère où mon Parrain Pierrot et ma tante Monique nous accueillent dans leur maison.
(là j avais une photo prise avec mon téléphone mais je l ai perdue, je la mettrai quand je l aurai retrouvée)
Nous sommes reçus comme des rois, ce qui ne surprendra pas quiconque les connait un peu.
Et nous passons une super nuit dans un lit douillé, bien au calme et avec 4 grammes pour ma part.
JOUR 5 :
Nous partons de Lablachère sans la pluie mais dans le froid. Nous redoutons les descentes, c est un comble, qui nous gêlent. D ailleurs nous ne ferons plus une photo avant Vallon Pont d Arc.
En plus aujourdhui c est la plus longue étape (80 km) et nous avons un train à Bollène à 17h22.
Nous voilà dans les gorges de l Ardèche, endroit relativement hostile aux cyclistes mais où abondent les camping-cars...
Quelques kilomètres de cote (Caroline s est retournée pour prendre cette photo) nous occupent environ 1h30 (je pondère car j aurais dit plutôt 5 heures !)
Nous avons tellement monté que nous pensons (qui a dit bêtement) que nous sommes arrivés en haut et qu après ça la route va être plus cool.
La suite nous prouva que non !
"Autoportrait sur rambarde rouillée", c est pas de l art un titre pareil ? On garde nos manteaux et le sourire !!!
Encore une rambarde rouillée, les paysages sont grandioses mais on ne sarrête pas des heures car nous aimerions être à Bollène avant 17h22 pour prendre un train qui nous ramènerait à Lyon retrouver notre petite chérie et il reste encore au moins 30 bornes au dénivelé incertain avant d arriver
.
Les gorges s écroulent pour apercevoir enfin la vallée du Rhône.
Nous voilà sur la petite tache blanche au centre de la photo précédente.
Le petit village de Pont Saint Esprit (enfin je crois).
Le retour à la civilisation est un moment difficile...
Allez l Ardèche, à bientôt : nous reviendrons avec plaisir !
Bon à ce moment-là, on se croit arrivés à bon port, ou plutôt à bonne gare. Il est 16h00 et nous avons un train comme je l ai dit tout à l heure à 17h22 en direction de Lyon.
J aimerais bien voir la tronche que j ai faite quand le gars derrière le guichet m a dit qu il n y avait pas de train. Eh ben oui : nous sommes tombés en pleine grève SNCF !
Après quelques heures pendus au téléphone pour trouver une solution (merci Winch, merci Sophie, merci Papa et Maman, merci Nico), nous passons finalement la nuit dans un hôtel minable en cours de réfection à Bollène.
JOUR 6 :
Après une superbe nuit (tu te doutes), nous attendons Nico qui vient nous chercher entre 14 et 15h. Réveillés par les travaux, nous allons donc visiter Bollène et son magnifique Décathlon (on a fait tous les rayons sauf chasse faut pas exagérer). Nous allons ensuite manger dans une cafèt' Leclerc en face de la centrale nucléaire du Tricastin, avec les 4 heures de routes que va se taper Nico, nos vacances bio se prennent une claque !
EPILOGUE :
Ce fut une belle aventure même si la fin n était pas à la hauteur de ce que nous espérions. Juliette a été adorable avec Alice et Nicolas et nous les avons retrouvés tous les 3 avec grand plaisir.
Juliette nous a paru plus grande, et nous sommes heureux de ces 250km parcourus avec nos petites jambes.
Merci encore à nos fidèles montures qui ont fait ce parcours sans crevaison ni problème technique à part le démontage de la béquille de Bouchon (ou JamÓn je ne sais pas, je ne sais plus, je suis perdu)(fais pas comme Loiseau...)